Kat Borlongan, nouvelle directrice de la French Tech

Kat Borlongan, nouvelle directrice de la French Tech

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Inoccupée depuis six mois, la direction de la Mission French Tech trouve enfin preneuse. Kat Borlongan, entrepreneuse et ancienne d’Etalab, devient la nouvelle patronne de la French Tech et se donne trois ans pour accomplir sa mission.

En décembre dernier, David Monteau, patron historique de la French Tech (depuis l’époque des « Quartiers d’innovation », pour être tout à fait exact), démissionnait de son poste de directeur et passait de l’autre côté du miroir en rejoignant Skopai, une startup spécialisée dans la data. Depuis, sa succession se faisait attendre. C’est sur scène lors de VivaTech que Mounir Mahjoubi a dévoilé l’identité de la nouvelle directrice de la Mission, Kat Borlongan.

Ancienne de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux et titulaire d’un master Communication à l’Université McGill de Montréal, Kat Borlongan est passée par l’Open Data Institute, dont elle a été directrice jusqu’en 2016, et par le marketing de Google, après avoir conseillé Etalab entre 2013 et 2015. Elle a également co-fondé une startup dédiée au conseil, Five by Five, et a été experte pour le Conseil économique, social et environnemental.

A gauche de Kat Borlongan se trouve Mounir Mahjoubi, reconnaissable à sa cravate

Désormais à la tête de la French Tech, elle explique dans une interview aux Echos que sa mission principale consistera à « concentrer [les efforts de la French Tech] sur le développement des « scale-up » », ces entreprises plus vraiment startup qui visent l’international après s’être bien implantées dans l’Hexagone. « Elles manquent de financement et de talents au niveau hiérarchique le plus élevé. Sur ce dernier point, nous allons lancer des initiatives pour attirer davantage de compétences sur notre territoire » ajoute la nouvelle directrice.

Trois ans

Une attention particulière sera apportée aux startup de la « deep tech », mot à la mode pour désigner les jeunes pousses qui « proposent des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture », dixit la BPI. Autre projet, « renforcer le programme « French Tech Central », qui regroupe des services administratifs (Urssaf, CNIL, préfecture, CCI, etc.) dont le but est de faciliter le développement des start-up en hypercroissance » et inciter, sans livrer plus de détails, les grands groupes à collaborer pleinement avec les jeunes entreprises.

La patronne de la French Tech a également des ambitions pour la structure même de l’organisation, entendant que les décisions soient prises de manière plus « inclusive et collégiale », avec des outils (rencontres physiques, espaces de discussion en ligne…) qui seront détaillés « dans les prochaines semaines ». De même Kat Borlongan souhaite que soit mis en place un système de « correspondant start-up par ministère ».

Si la fonction de directrice de la French Tech nest pas limitée dans le temps, Kat Borlongan se fixe trois ans pour accomplir ses objectifs. « J’aurai réussi si, d’ici trois ans, l’écosystème n’a plus besoin de l’aide de la mission French Tech. C’est un principe bien connu : toute équipe d’innovation crée les conditions de sa propre disparition » conclut-elle.

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May 29, 2018 at 03:09PM