DIJON METROPOLE : La coopération dans l’espace numérique …

DIJON METROPOLE : La coopération dans l’espace numérique …

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«L’espace numérique est sans frontière et en évolution permanente». Ce furent notamment les propos de Karim Khatri, référent régional à la Cohésion Nationale et à la Citoyenneté, pour introduire la journée placée sous le haut patronage du préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté Bernard Schmeltz.

«Favoriser l’émergence d’une communauté régionale pour la cybersécurité»

Priorité dans le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013 et dans la loi de programmation militaire 2014-2019, c’est «un nouveau front qui s’ouvre» et c’est aussi territorialement qu’il faut y répondre pour l’IHEDN, en «favorisant l’émergence d’une communauté régionale en matières de cyberdéfense et de cybersécurité», dans laquelle doivent collaborer acteurs publics et privés.

La menace venant des espaces numériques est vue comme grandissante. Mais l’enjeu est aussi de lutter contre celle-ci via les espaces numériques justement. Ce que l’IHEDN voit comme «les enjeux stratégiques du cyber-espace, pour l’emploi, pour la jeunesse, pour le développement de compétences».

C’est donc un possible plan d’actions sur la région qui est en vue, pour la formation et les compétences «afin d’accompagner les besoins et les opportunités dans les filières du cyber-espace».

Le séminaire de ce jeudi regroupait en ce sens plusieurs personnalités et responsables militaires, professionnels de la sécurité, ainsi que plusieurs élus du territoire. Etaient aussi invités à suivre les échanges des élèves de l’école militaire d’Autun et du CFA La Noue de Longvic.

Pour une politique ambitieuse de R&D et d’investissements

Président de l’IHEDN Bourgogne, Bernard Gudefin a pris appui sur la revue stratégique de défense et de sécurité nationale de 2017 pour qualifier de prioritaires les enjeux liés au cyberespace, espace sur lequel il a rappelé que l’IHEDN Bourgogne travaille depuis 2011 dans une chaire visant à approfondir, par la recherche scientifique, ce qu’est et ce que nécessite comme réponses l’étendue de cet espace.

Sachant que la France est appelée à être «dans le cercle des puissances cybernétiques», Bernard Gudefin a souhaité un travail sur les capacités d’action et de résilience d’attaques dans ce domaine, «par une politique ambitieuse de R&D et d’investissements pour combler l’écart avec d’autres pays que sont les USA, la Chine ou bien Israël». Pour le président régional de l’IHEDN, il s’agit aussi, disons plus en proximité, de doter les acteurs de la cyberdéfense d’outils fiables et performants, de moyens générés par une coopération accrue.

Le dilemme du cyberespace

Nathalie Koenders, vice-présidente de Dijon Métropole et première adjointe au maire de Dijon, a quant à elle parlé d’une révolution du numérique majeure aujourd’hui. En livrant : «Il faut, face à cette révolution, relever un double défi pour les collectivités territoriales : d’une part inventer de nouveaux modes de valorisation et de gestion de nos territoires, moderniser le service public, et d’autre part redoubler de vigilance face à la cybercriminalité». C’est selon elle à la fois l’ambition et le souci contenu dans tout le potentiel que porte le projet On Dijon.

C’est en fait le dilemme peut-on dire du développement vers l’espace numérique et d’une exploitation poussée de celui-ci. «Le cyberespace est un espace d’activités qui transforme, qui rapproche le monde en offrant d’immenses opportunités aux populations, mais cet espace, où tout est interconnecté, a besoin de codes de conduite, de règles, qui permettent de fixer des normes afin de lutter contre la cybercriminalité et le cyberterrorisme», a résumé Pauline Jouan, sous-préfète de Côte-d’Or et directrice de cabinet du préfet qu’elle représentait ce jeudi.

Des dispositifs engagés

Les objectifs sont alors fixés on en parlait en introduction dans le livre blanc du ministère des armées sur la défense et la sécurité nationale, avec surtout la création d’un commandement de cyberdéfense, un renfort des effectifs de la cyberdéfense qui va se poursuivre, y compris du côté des réservistes. Et la sous-préfète de Côte-d’Or a souligné aussi la mobilisation du ministère de l’Intérieur sur les questions de cybercriminalité, sur la sécurisation des forces de sécurité.

Pauline Jouan a encore remarqué : «Au niveau de la Police Nationale, ça s’est traduit par la création d’une sous-direction de la cybercriminalité composée de 70 policiers ayant pour mission d’anticiper les nouvelles menaces. Le Gendarmerie Nationale s’est aussi mobilisée. Le web est exploré. Au niveau national, il y a 260 enquêteurs en technologies numériques qui se chargent d’identifier les phénomènes émergents. Au niveau de la préfecture, nos actions sont dirigées vers les entreprises avec un plan de prévention et de sensibilisation aux cyberattaques».

Pour la sous-préfète de Côte-d’Or, les dispositions sont prises depuis quelques années déjà et les actions sont menées sur les contours mais aussi dans les entrailles de l’espace numérique. Avec un renforcement annoncé depuis ce vendredi de la protection générale des données.

Prendre en considération l’étendue des risques

Par ce séminaire, l’IHEDN Bourgogne entendait une nouvelle fois – le rendez-vous avait été lancé l’an dernier – donner de l’ampleur aux enjeux de cyberdéfense et de cybersécurité, sur un terrain dont l’étendue est virtuelle, très vaste, et peut tenter différents criminels à des intrusions plus ou moins dangereuses, avec les risques qu’elles deviennent très graves et parasites.

Deux conférences étaient au programme de la journée. L’une, «L’espace numérique, nouveau champ de vulnérabilités», assurée par le Général d’armée Marc Watin-Angouard et l’autre, «Comment protéger vos outils et données numériques», développée par le Général de brigade aérienne Olivier Erschens.

Alix Berthier

 

Sécurité

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May 27, 2018 at 03:35AM